Alliance entre Lapresse et Radio-Canada

juillet 1, 2008

( par Patrick Bourgeois du journal Le Québécois )

En 2001, La Presse cherchait un moyen de mieux combattre son principal adversaire, le groupe de presse Quebecor. C’est ainsi qu’une première entente de principe fut signée en janvier 2001 et un contrat en bonne et due forme le fut en août 2001 entre La Presse et Radio- Canada.

À la lumière des informations contenues dans cette entente de principe, il est clair que Radio-Canada travaille main dans la main avec le principal acteur du groupe de presse ultra fédéraliste Gesca. Il est scandaleux que l’ argent des citoyens québécois serve à financer ainsi une telle opération de propagande.

Au Canada et au Québec , la plupart des citoyens se targuent de vivre en démocratie, se permettant même de faire la leçon , sur diverses tribunes publiques , à d’autres régimes qu’ils considèrent comme relativement autoritaires. Ces mêmes citoyens se réjouissent de pouvoir s’informer par le truchement de médias qu’ils perçoivent comme pleinement libres et transparents . Même les souverainistes entretiennent une telle vision chimérique de la réalité. Un bon exemple est que Gilles Duceppe, lors de son dernier passage à l’émission Tout le monde en parle , vantait les médias canadiens et québécois dont le fonctionnement serait, selon lui, éminemment démocratique. Tous ces Québécois ne pourraient jamais imaginer que derrière des portes closes, Radio-Canada a scellé une alliance , en 2001, avec le très fédéraliste empire de Paul Desmarais, démontrant ainsi que la démocratie que certains croient voir n’est en fait qu’ illusion . Voyage donc au cœur de la culture du secret radio- canadienne et fédéraliste…

En 2001, de façon à faire le plus efficacement possible face à la concentration de la presse qui frappe durement le Québec, La Presse , ou « la putain de la rue Saint-Jacques » (dixit Olivar Asselin),cherchait un moyen de mieux combattre son principal adversaire, le groupe de presse Quebecor . Celui-ci jouissait d’un avantage jugé indu de par le fait qu’il possède des journaux et la télévision TVA , un contexte de convergence extrêmement efficace. Guy Crevier, président et éditeur de La Presse , cherchait alors le moyen de mettre lui aussi la main sur une télévision. Passer par le CRTC pour obtenir un permis? Trop hasardeux, et trop compliqué. Plus avantageux était de s’unir à Radio-Canada , un média d’État contrôlé par les amis des libéraux fédéraux que Paul Desmarais, propriétaire de La Presse, avait contribué à mener au pouvoir. C’est ainsi qu’une première entente de principe fut signée en janvier 2001 et un contrat en bonne et due forme le fut en août 2001.

À l’époque, Radio-Canada et La Presse croyaient être à l’abri des curieux, et pour cause! Radio-Canada n’était alors pas soumise à la loi d’accès à l’ information , problème auquel remédia inconsciemment le premier ministre Stephen Harper à l’automne 2007. En voulant donner l’ impression que le régime fédéral ne serait pas aussi corrompu qu’il ne le fut sous le règne des libéraux de Jean Chrétien et Paul Martin, le conservateur décida de soumettre Radio-Canada à la loi d’accès à l’information, ouvrant la porte à diverses enquêtes.
Le Québécois saute dans la mêlée

Apprenant cette dernière nouvelle, Le Québécois fit parvenir à Meg Angevine, la toute nouvelle responsable de l’accès à l’information à Radio-Canada , une demande pour obtenir une copie de l’entente secrète ayant uni Radio-Canada et La Presse en 2001. Nous étions alors le 2 septembre 2007. Ce fut le début d’une lutte épique menée par un journal indépendantiste afin de découvrir la nature véritable de l’alliance unissant une société d’État et un empire fédéraliste.

La première réaction de Radio-Canada a été de tenter de nous faire croire que l’entente en question avait été perdue. Bien sûr, nous n’avons jamais cru pareille explication . Il est bien évidemment inconcevable qu’un contrat aussi important que celui-là et établissant un partenariat entre deux joueurs majeurs du monde des médias puisse avoir été ainsi perdu. Radio-Canada poussa quand même le bouchon un peu plus loin . Il nous fut alors dit que notre dossier serait fermé à moins que nous acceptions de payer 350$ afin de financer des recherches pour retrouver ladite entente. Nous acceptâmes de payer, désireux de découvrir la vérité.

Quelques semaines plus tard (mars 2008), une subalterne de Meg Angevine confirma ce que nous savions déjà. C’est-à-dire que l’entente en question ne fut jamais perdue (à quoi ont servi nos 350$ alors?). La personne informa Le Québécois que c’était alors les avocats de Gesca qui avaient notre demande en mains , et qu’ils étaient loin d’être chauds à l’ idée de rendre public un tel document. C’étaient eux, d’une certaine façon, qui devaient décider de nous remettre ou non l’entente en question. Ce qui est assez particulier . Car cela démontre, dans ce cas-ci en tout cas, que le privé peut décider de ce qu’une société d’État peut rendre public ou non…

En avril 2008, je fus invité à l’émission radio-canadienne de Christiane Charette afin de parler de mon nouvel essai. Je profitai de l’ occasion pour dire aux auditeurs que Radio-Canada avait signé une entente secrète avec La Presse en 2001 et que je tentais désespérément d’en obtenir une copie. Cela semble avoir exercé une certaine pression sur Radio-Canada, car seulement quelques jours plus tard, je recevais un premier document officiel concernant cette triste affaire . Après huit mois de lutte, j’obtenais enfin quelques réponses à mes questions.
Le contenu de la fameuse entente

Il faut tout d’abord dire que les documents que Radio-Canada a remis au Québécois ne correspondent pas complètement à la demande que nous avions formulée en septembre 2007. Nous avions alors demandé une copie du contrat et nous n’avons reçu qu’une copie de l’entente de principe signée par Guy Crevier et Sylvain Lafrance, vice-président de la Radio française et des nouveaux médias de Radio-Canada en janvier 2001. Radio-Canada dissimule donc toujours des documents dans ce dossier, ce qui est conforme à la culture du secret et de la manipulation telle qu’elle se vit dans les rangs fédéralistes. Mais ces cachotteries se comprennent mieux lorsque l’on lit l’entente de principe en question. En effet, la clause 19 stipule que :

“Les parties (Radio-Canada et La Presse, NDLR) s’engagent à ne pas dévoiler le contenu de cette entente de principe et de toute entente spécifique susceptible d’être conclues entre elles. De plus, les données, l’information, les documents et le matériel que reçoit ou dont prend connaissance une partie pendant la durée des présentes et qui sont de nature confidentielle ou qui concernent l’ activité privée, financière ou autre, de l’autre partie sont considérés comme rigoureusement confidentiels par la partie qui les reçoit et ses employés et ne sont communiqués à aucune personne, entreprise ou société pendant la durée de l’entente et après sa terminaison”.

C’est ce qui s’appelle exiger le silence à l’égard de manigances fédéralistes, c’est le moins que l’on puisse dire!

Autre surprise : l’entente est rétroactive. Le premier document a été signé par Radio-Canada et La Presse le 18 janvier 2001 et le contrat, lui, en août 2001, mais la clause 4 confirme que l’entente existait officieusement depuis au moins le 1er novembre 2000 : « Radio-Canada et La Presse ne fixent aucune durée précise à cette entente qui s’applique entre elles depuis le 1er novembre 2000 et pour une durée illimitée ». Rappelons qu’au même moment où cette entente entrait en vigueur, sans aucune balise –que des accords verbaux semblerait-il– le gouvernement Chrétien déclenchait les élections fédérales, la troisième campagne à laquelle participa le Bloc Québécois. Est-ce là le fruit du hasard? Il est permis d’en douter!

Par ailleurs, on apprend à la lecture de cette entente de principe qu’elle ne concerne que le volet francophone de Radio-Canada . Une entente similaire ne semble pas unir de journaux canadiens-anglais à CBC. Comme si la concentration de la presse n’affectait pas également le Canada anglais. Serait-il donc possible que cette entente réponde également de principes idéologiques? Tout porte à le croire, et ce, même s’il est possible de lire dans ladite entente et au point 2 un passage concernant les lignes éditoriales des deux larrons :

“Il est convenu que la présente entente n’aura aucune incidence sur la liberté éditoriale de chaque média qui demeurera entièrement maître et responsable des contenus et des positions éditoriales diffusées sur une plate-forme commune”.

Clause complètement inutile s’il en est une, et ce, parce qu’il est de notoriété publique que Radio-Canada et La Presse sont toutes deux profondément fédéralistes. Du côté de La Presse , cette position idéologique remonte à la fin des années 1970 : « La Presse croit dans un Québec fort à l’ intérieur de la Confédération canadienne qui a toujours su satisfaire les aspirations légitimes des Canadiens français concernant leur langue et leur culture » (Dave Greber, Rising to Power. Paul Desmarais et Power Corporation, Toronto, Methuen, 1987, p. 177). Et on sait que le mandat confié à Radio-Canada avant 1991 était clairement de « défendre l’unité canadienne ». Les libéraux de Pierre Elliott Trudeau comptaient même l’utiliser afin de mâter le mouvement souverainiste. En 1991, le mandat de la SRC a subi un changement cosmétique. Il est depuis question de « promouvoir l’identité canadienne », tout simplement. C’est moins clair qu’auparavant, certes, mais l’objectif demeure le même. L’alliance conclue par la SRC avec les ultras du fédéralisme canadien en 2001 le prouve d’ailleurs amplement.

Mais revenons-y justement à cette entente de principe de 2001. Celle-ci, malgré son imprécision, confirme clairement qu’il s’agit d’une alliance tous azimuts entre les deux entités. Tout d’abord, il est dit que Radio-Canada et La Presse collaborent en matière de promotion croisée. Précisément, cela veut dire que ce n’est pas un hasard si les artisans de La Presse se font constamment entendre sur les ondes de Radio-Canada (étrangement, l’inverse est beaucoup moins vrai!). Vincent Marissal et André Pratte qui n’ont de cesse de diffuser la « bonne parole » sur les ondes publiques pourront toujours le faire en toute impunité, car l’entente stipule très clairement qu’ils ont la permission des plus hautes instances radio-canadiennes et de La Presse de le faire. C’est ce qui est dit à la clause 6 :

Radio-Canada et La Presse s’entendent pour mettre en œuvre une pratique de promotion croisée générant des échanges de visibilité entre la Télévision française de Radio-Canada, la Radio française de Radio-Canada, le journal La Presse et les sites Internet francophones de chaque média. Les modalités précises de ce type de promotion croisée feront l’objet d’ententes spécifiques entre les parties.

Depuis 2001, des ententes spécifiques auraient donc en plus été signées. Une autre preuve que d’autres contrats unissant l’empire fédéraliste de Paul Desmarais et Radio-Canada existent et sont toujours dissimulées par on ne sait qui, mais l’évidence est qu’il s’agit d’une personne adepte de la censure qui défend énergiquement le système de propagande fédéraliste.

La collaboration de Radio-Canada avec La Presse a également donné naissance à la formation de comités sur lesquels siègent des représentants des deux médias. Ces comités veillent, entre autres, à la bonne gestion des stratégies de promotion croisée et aux meilleures façons de les promouvoir; il est ici question de publicité purement et simplement. C’est ce qui est dit à la clause 8.

Qui paie pour cette structure qui a été érigée entre les bureaux de Radio-Canada et ceux de La Presse? Est-ce un partage 50/50 entre La Presse et Radio-Canada? Pour le savoir, il nous faudra consulter le contrat et pas seulement l’entente de principe. C’est pourquoi nous poursuivrons nos démarches.

Mais l’entente de principe va quand même beaucoup plus loin que cela. En fait, Radio-Canada et La Presse ont accepté de s’unir en 2001 en mettant tout ce qui les concerne sur la table. L’entente, qui est toujours en vigueur en 2008, démontre que les formes de collaboration entre ces deux acteurs impliquent également le contenu qu’ils produisent. C’est ce qui est clairement dit à la clause 11 :

“Les parties conviennent que la présente entente de collaboration ne se limite pas aux secteurs de la promotion croisée et de l’Internet et pourra donner lieu à des partenariats dans d’autres domaines d’activités (sic) tels la production de contenus, la création et la mise en marché de nouveaux produits médiatiques, et, l’organisation d’événements culturels ou sociaux”.

À la lumière des informations contenues dans cette entente de principe que Le Québécois a obtenue via la loi d’accès à l’information, il est clair que Radio-Canada , une société d’État qui a toujours subi maintes pressions politiques par le truchement entre autres de son conseil d’administration dont la formation incombe au gouvernement canadien travaille main dans la main avec le principal acteur du groupe de presse ultra fédéraliste Gesca. Cette alliance qui date de 2000-2001 et que les fédéralistes ont tout fait pour garder secrète (et ils dissimulent toujours des documents, rappelons-le) démontre bien qu’ils sont prêts à tout pour enfoncer l’unité canadienne dans le fond de la gorge des Québécois. Il est scandaleux que l’argent des citoyens québécois serve à financer ainsi une telle opération de propagande. Viendra un jour où il faudra que les indépendantistes se réveillent et acceptent de regarder la réalité en face. Des commandites aux ententes secrètes de Radio-Canada, la preuve est faite que le régime fédéral est prêt à toutes les bassesses pour empêcher le Québec français de prendre son envol. Face à leurs tactiques de propagande, il nous faudra nous outiller, il nous faudra libérer la parole indépendantiste. Là, et seulement là, on pourra espérer réaliser vraiment l’indépendance du Québec.


Trois militants souverainistes en prison!

juin 28, 2008

Selon le Réseau de résistance du Québécois , trois millitants indépendantistes ont été emprisonnés pour avoir fait un grafiti « Québec libre » .

Trois millitants indépendantistes emprisonnés pour un Québec libre

Depuis ses débuts, l’organisation du « Québécois » a reçu bien des coups provenant du camp adverse parce qu’il ne voulait pas que nous nous développions, mais ces coups hypocrites étaient toujours de nature institutionnels. Principalement, les fédéraux s’assuraient de nous soustraire, injustement et illégalement, de certains programmes de subvention et autres. Mais la répression qui nous frappe présentement est en train de changer de nature. Elle est désormais davantage policière. Voguons-nous vers un État policier anti-indépendantiste?

Au début de 2007, les agents de l’Équipe intégrée sur la sécurité nationale (dont le mandat est de combattre le terrorisme!!!) débarquaient chez les membres de direction de l’organisation du « Québécois ». Les militants indépendantistes étaient également harcelés et intimidés. Mais tout cela n’était rien en comparaison de ce que subiraient un peu plus tard les militants du Réseau de résistance du Québécois (RRQ) qui a été fondé en décembre 2007. Voici un exemple l’illustrant bien…

Le 25 juin 2008, à 16h, des agents de la Police de Québec se sont présentés au domicile de Yannick Racine, un militant actif du Réseau de Résistance du Québécois. Yannick était en compagnie de Patrice Racine, son frère et aussi membre du RRQ et de Jonathan Labine. Les agents avaient en main un mandat d’arrestation pour méfait de plus de 5000$ les concernant tous les trois. Les agents leur ont intimé l’ordre de les suivre. Yannick Racine, jeune père de famille, a réclamé la permission de prendre les dispositions pour que son jeune enfant ne soit pas ainsi abandonné seul, à la maison. Permission qui lui fut accordée. Cela rappelle en tous points le film Les Ordres de Michel Brault, film dans lequel on peut voir Claude Gauthier prendre les arrangements nécessaires avec ses voisins, avant d’aller en prison pour les événements d’Octobre, afin que son bébé ne soit pas laissé seul.
Les trois militants, accusés d’avoir fait des graffitis politiques sur les murs de la Capitale Nationale, ont passé la nuit en prison, au poste du Parc-Victoria, à Québec. Ils ont été fouillés à leur arrivée et placés dans des cellules séparées. Yannick Racine a réclamé la permission d’appeler le bureau politique du RRQ, ce qui lui a été refusé. Il a dû appeler un avocat qui se trouvait sur une liste que les policiers lui ont fournie. Durant leur séjour derrière les barreaux, les agents de police se sont moqués d’eux et de leurs idées politiques. Les policiers leur disaient que « le projet indépendantiste est une vieille idée dépassée, et que leurs actions n’y changeront rien, que cela ne se réalisera jamais ». Comme quoi l’objectif qui consiste à démoraliser les troupes adverses n’est pas poursuivi uniquement via les médias fédéralistes, cela se produit aussi en prison. Au matin, les trois militants n’ont eu droit qu’à des rôties froides, avec une tasse de thé, en attendant de passer devant un juge.

Le 26 juin, à 9h, Yannick Racine et les deux autres militants du RRQ ont été conduits, comme de vrais criminels dangereux, c’est-à-dire menottes aux poignets et aux pieds, au Palais de Justice de Québec. Encore heureux que nous n’ayons pas de couloirs de la mort au Québec, car si tel était le cas, les policiers les y auraient très certainement placés, question de bien les intimider. À leur arrivée au Palais de Justice, les militants du RRQ ont encore été fouillés. Ils sont passés devant le juge à 12h. Le juge leur a imposé les conditions suivantes:

– Ne pas être présents à la manifestation du RRQ le 1er juillet, à Québec;
– Ne pas participer à une activité du RRQ;
– Ne pas assister à une réunion du RRQ;
– Garder la paix et bien se conduire;
– Être présents devant la Cour lorsque leur présence sera exigée;
– Les militants Racine ne peuvent communiquer avec le militant Labine;
– Être présents en Cour le 4 juillet;
– Et une caution totale de 3000$ (1000$ par militant).

Ces conditions de remise en liberté concernent au premier chef le RRQ et prouvent que tout le traitement qui a été réservé aux trois militants est éminemment politique. Les autorités policières tentent de briser le moral des militants du RRQ, c’est évident!

Ce qui est évident, aussi, c’est que les murs de la métropole montréalaise et de la Capitale québécoise qui sont tapissés de graffitis peuvent accueillir en toute impunité, selon les autorités, des « tags » ou des dessins abstraits, mais très certainement pas des « Québec libre ». Lorsque tel est le cas, il leur faut mettre toute la gomme et coffrer ceux qui osent écrire de tels messages de liberté! Les policiers qui se sont chargés du dossier de nos militants qui auraient fait des graffitis politiques l’ont en effet confirmé. Ils leur ont dit que la Ville de Québec leur a donné la mission de faire arrêter les graffiteurs politiques, car cela ne donne pas une bonne image de Québec pour son 400e et que de généreuses ressources nécessaires à l’atteinte de cet objectif leur avaient été accordées. Il s’agirait d’une des priorités de la Ville de Québec dans le contexte actuel! Preuve, encore une fois, que les « tags », c’est correct, mais pas un « Québec libre »! Faudrait faire comprendre aux autorités de la Ville de Québec, que le peuple québécois est en lutte et qu’il n’est que normal que cette lutte se retrouve, d’une certaine façon, sur les murs. Les militants n’ont aucun moyen d’expression dans ce Québec où la parole indépendantiste est censurée. Que des militants utilisent les murs pour passer des messages, cela n’est donc guère surprenant. Et ce n’est certainement pas en les promenant en fourgon cellulaire, menottes aux poignets et aux pieds, que ces mêmes autorités parviendront à leur faire abandonner cette lutte noble pour l’indépendance du Québec, seule façon d’assurer une pérennité au fait français en terre d’Amérique!

Le Québec du XXIe siècle a maintenant ses premiers « interpellés politiques »! L’organisation du « Québécois » tient évidemment à faire savoir à tous, mais à nos militants « interpellés » tout d’abord, que nous ne les laisserons pas tomber. Dans l’adversité comme dans la réussite, nous serons solidaires! Que l’on continue le combat!

J’ai été stupéfait en lisant ce billet. Je suis un pacifique de nature et je suis contre le fait de faire des grafitis sur les murs d’autruis mais là … n’y a t-il pas force excessive exercé par la police ? Je n’ai jamais entendu parler de gens mis en prison pour quelques grafitis. Si ils auraient fait un grafiti « Vive le Canada » aurait t-ils eu le même traitement ?

Vive le Québec libre !


Sondage 12 – 23 Juin

juin 28, 2008

Un nouveau sondage Crop – La presse viens d’être publié. Inutile de vous dire que ces résultats me rendent quelque peu mécontent …

Ce sondage place le parti libéral à 36 % ( – 5 ), l’Action Démocratique du Québec / Équipe Mario Dumont à 17 % ( +3 ), le parti québécois à 31 % ( = ), Québec Solidaire à 8 % ( +2 ) et le parti vert à 7 % ( +1 ) Pour ce qui est de la souveraineté, elle est à 40 % ( -1 ). Notons cependant que puisque la marge d’erreur est de 3 %, rien ne prouve que la souveraineté à réellement baisser ce mois-ci.

Cependant, plusieurs statistiques sont très intéressantes. Tout dabbord, nous pouvons noter que Québec Solidaire et le parti vert contribue à la première place du parti libéral puisque la majorité des personnes qui votent pour eux auraient voté pour le parti québécois sinon. Par exemple, aux dernières élections si ne serais-ce que le 2/3 des gens votant pour Québec solitai.. euh solidaire ou encore pour le parti vert aurait voté pour le PQ alors, le parti québécois aurait pu prendre, selon une analyse de Jean-Marc Léger, 4 des comptés des libéraux, dont celui de John James Charest ainsi que 8 des adéquistes ce qui aurait donné 48 députés aux péquistes ( contre 36 ), 44 députés aux libéraux ( contre 48 ) et 33 aux adéquistes ( contre 41 ). Bref on aurait eu un gouvernement minoritaire péquiste avec les libéraux, sans chef, en opposition et l’ADQ en 2eme opposition.

Consulter l’article de Cyberpresse sur ce sujet

Vive le PQ, le meilleur véhicule au Québec libre !


Reconnaissance de la nation : appui marqué des groupes souverainistes

juin 26, 2008

Gille Duceppe

( en provenance du site web du Bloc québécois )

Après les quatre principales centrales syndicales du Québec, il y a une semaine, c’était au tour de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, des Intellectuels pour la souveraineté ainsi que du Conseil de la souveraineté du Québec d’exprimer leur appui aujourd’hui au Bloc Québécois dans leurs revendications afin d’obtenir du gouvernement fédéral une reconnaissance concrète de la nation québécoise.

Jean Dorion (Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal), Marilyse Lapierre (Intellectuels pour la souveraineté) ainsi que Gérald Larose (Conseil de la souveraineté du Québec) se sont joints au chef du Bloc Québécois, Gilles Duceppe, afin de demander au premier ministre Stephen Harper de traduire en gestes la reconnaissance de la nation québécoise. Ils ont ainsi manifesté leur appui entier aux revendications du Bloc Québécois, qui mène actuellement des initiatives pour ménager au Québec des marges de manœuvre en matière d’identité, de langue ainsi que de culture, afin de consolider en même temps que réaffirmer la vitalité de la nation québécoise.

« Les groupes qui sont représentés aujourd’hui, la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, les Intellectuels pour la souveraineté et le Conseil de la souveraineté du Québec, comptent parmi les observateurs les mieux placés pour s’exprimer sur les besoins de la nation québécoise afin que celle-ci soit en mesure d’assumer son épanouissement, et c’est pourquoi je suis si fier aujourd’hui de pouvoir compter sur leur appui », a commenté Gilles Duceppe.

Pour la protection de la langue française

« Au Québec, la loi 101 ne s’applique pas dans les entreprises sous juridiction fédérale. Or, la langue de travail au Québec, c’est le français. L’Office de la langue française ne peut rien faire lorsqu’un travailleur œuvrant sous juridiction fédérale porte plainte, puisque la loi québécoise ne s’applique pas. C’est pourquoi le Bloc Québécois a proposé une modification au Code canadien du travail pour corriger la situation. Nous avons donc déjà déposé une motion en ce sens et le Parti conservateur de Stephen Harper l’a rejetée. Nous reviendrons à la charge pour que les entreprises sous juridiction fédérale soient soumises à la loi 101 », a expliqué Gilles Duceppe.

Pour l’épanouissement de la culture québécoise

« Dans les lois fédérales, la culture québécoise, ça n’existe pas. C’est pourquoi nous avons par ailleurs déposé un projet de loi permettant de transférer au Québec la maîtrise de ses télécommunications, comme le proposait d’ailleurs Lawrence Cannon lorsqu’il était ministre au sein du gouvernement Bourassa. Ceci fait, le Québec pourrait ainsi se doter d’un Conseil québécois de la radiodiffusion et des télécommunications (CQRT) qui aurait sa propre réglementation en fonction des préoccupations et des intérêts de la nation québécoise », a-t-il enchaîné.

Pour le respect de l’identité québécoise

« Le multiculturalisme canadien rejette l’idée d’une culture commune en encourageant la coexistence de multiples cultures. C’est le fractionnement de la société en une multitude de solitudes. Au Québec par contre, on mise sur l’interculturalisme comme modèle d’intégration, une façon de faire qui pose aux personnes immigrantes l’exigence de l’apprentissage du français comme langue commune, qui insiste sur la nécessité de respecter les valeurs communes et qui reconnaît en contrepartie le pluralisme culturel. Le gouvernement de Stephen Harper a eu la chance de tendre la main au Québec lorsque le Bloc Québécois a soumis cette semaine son projet de loi qui aurait permis au Québec de se soustraire aux exigences de la Loi sur le multiculturalisme canadien, mais il a repoussé cette occasion en votant contre le projet de loi. Encore une fois, les conservateurs nous ont ainsi montré que leur prétendue ouverture à l’endroit du Québec n’est que pur opportunisme », a repris Gilles Duceppe.

Une solidarité pour la cause du Québec

Pour le président général Jean Dorion, la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal considère de son devoir de manifester aujourd’hui sa solidarité envers le Bloc Québécois dans sa bataille autour de dossiers prioritaires pour l’épanouissement de la nation québécoise. « Le Bloc Québécois a poussé le gouvernement fédéral dans ses derniers retranchements pour obtenir la reconnaissance de la nation québécoise mais jusqu’ici cette reconnaissance est demeurée purement symbolique. Aux dernières élections, par exemple, M. Harper avait promis que, s’il était élu, le Québec pourrait siéger à l’Unesco, et y parler de sa propre voix dans les domaines de sa compétence, comme il le fait à l’Organisation internationale de la Francophonie. La promesse s’est finalement soldée par la nomination d’un fonctionnaire québécois au sein de la délégation canadienne, fonctionnaire à qui il est interdit de dire quoi que ce soit qui diffère des positions canadiennes », souligne Jean Dorion.

« Lorsqu’il a identifié le Québec à titre de nation, le premier ministre Harper a reconnu que les problématiques auxquelles le Québec est confronté ne sont pas les mêmes que celles des provinces canadiennes. Or, pour faire face à ces défis, la nation québécoise doit être en mesure de maîtriser tous les instruments qui contribuent à son épanouissement, au même titre que la nation canadienne maîtrise les siens. Voilà pourquoi je suis ici aujourd’hui au nom des Intellectuels pour la souveraineté, pour appuyer l’action du Bloc Québécois, afin que la reconnaissance de la nation du Québec se traduise au-delà des mots », a enchaîné la parole des Intellectuels pour la souveraineté, Marilyse Lapierre.

« Nous avons nos propres façons de faire les choses au Québec parce que nous sommes confrontés à une situation unique. La bataille parlementaire que se livrent le Bloc Québécois et le gouvernement conservateur illustre bien les problèmes engendrés par le cadre fédéral canadien. Le Québec s’épanouit quand il a ses coudées franches. L’histoire en témoigne. Or, encore aujourd’hui, les Québécois doivent gaspiller un temps précieux et des énergies folles pour seulement obtenir le droit de mener leur développement comme bon leur semble. C’est aberrant », a repris pour sa part le porte-parole du Conseil de la souveraineté du Québec, Gérald Larose.

Le 24 juin, on fête notre nation!

Le chef du Bloc Québécois a enfin profité de l’occasion pour rappeler que l’équipe du Bloc Québécois sera mobilisée au cours de toute la prochaine fin de semaine afin de souligner en grand la Fête nationale des Québécois. Les députés participeront ainsi à de nombreuses activités dans le cadre de l’opération Le 24 juin, on fête notre nation! En plus des publicités dans les divers médias, quelque 65 000 autocollants et des milliers de cartes postales seront également distribués à cette occasion dans le but d’inciter les gens à célébrer comme il se doit leur fierté nationale.


Le gouvernement Charest compromet le baby-boom que connaît le Québec

juin 26, 2008

( En provenance du site web du parti québécois)

« Il faut se réjouir du baby-boom que connaît le Québec. C’est une excellente nouvelle. Le hic, c’est que cette bonne nouvelle pourrait se transformer en véritable cauchemar pour des milliers de parents québécois et accentuer le manque criant de places à 7 $. C’est d’ailleurs déjà le cas pour plusieurs d’entre eux. Alors que le Québec enregistre plus de 166 000 naissances depuis 2006, le gouvernement Charest n’a développé que quelque 4000 places au cours de la même période. En agissant comme il le fait, le gouvernement Charest risque de freiner le baby boom que connaît actuellement le Québec. »

Le gouvernement Charest compromet le baby-boom que connaît le Québec

C’est ce qu’a déclaré en conférence de presse le député de Verchères et porte-parole du Parti Québécois en matière de famille, Stéphane Bergeron, alors qu’il commentait les nouvelles statistiques de naissances au Québec pour l’année 2007.

Le député Bergeron a dénoncé le manque de planification et de clairvoyance du gouvernement Charest pour le développement de places à 7 $. Déjà, à l’heure actuelle, le gouvernement libéral est incapable de répondre aux milliers de familles qui attendent une place en services de garde pour leur enfant.

LE GOUVERNEMENT CHAREST REFUSE DE RÉPONDRE CORRECTEMENT AU BABY-BOOM
Le phénomène est paradoxal : selon les chiffres de l’Institut de la statistique du Québec, nous observons une hausse constante des naissances depuis 2004, mais le nombre de places développées diminue de façon drastique depuis 2004!

« Le gouvernement libéral de Jean Charest ne saisit pas l’ampleur du phénomène d’explosion des naissances que connaît présentement le Québec. Les annonces tape à l’œil et les publicités payées ne répondent pas à l’objectif de venir en aide aux parents qui, à juste titre, réclament une place en services de garde. L’annonce récente de 9000 places pour les deux prochaines années est nettement insuffisante. Il faut aller au-delà d’un plan de communications; il faut de l’action, a indiqué Stéphane Bergeron. On ne peut pas se targuer d’être le gouvernement des familles en demeurant si sourd aux appels que nous lançons depuis des mois, faisant ainsi écho à ceux des parents et partenaires du réseau », a-t-il ajouté.

LA MINISTRE COURCHESNE SE FAIT TIRER L’OREILLE
M. Bergeron a rappelé que les Conférences régionales des élus (CRÉ), instances retenues par le gouvernement pour faire l’évaluation des besoins par région, auraient estimé à 38 000 le nombre de places à développer pour les quatre prochaines années. Or, le gouvernement n’entend développer que 18 000 places.

« C’est assez incroyable : la ministre Courchesne se fait dire par les CRÉ, qu’elle a elle même choisies comme partenaires dans cette opération, qu’elle fait son travail à moitié! Le réseau des services de garde, de son côté, soutient qu’il a la capacité de faire deux fois plus que ce que le gouvernement Charest propose. Qu’attend donc la ministre, dans les circonstances, pour accélérer la cadence de développement quand, et ses partenaires, et son réseau, le lui demandent aussi clairement? », s’interroge Stéphane Bergeron.

Le porte-parole du Parti Québécois espère que la ministre Courchesne ne se cachera pas derrière l’excuse libérale habituelle à l’effet que les listes d’attente comportent des doublons et que la situation n’est pas si dramatique. « Plutôt que de consacrer son énergie à expliquer les listes d’attente, pourquoi ne fait-elle pas le nécessaire pour les éliminer? Ce serait nettement plus bénéfique pour les parents du Québec », a insisté Stéphane Bergeron.

L’ÉTAT DOIT STIMULER LE DÉSIR ENFANT
Il a aussi rappelé la nécessité, pour l’État, de mettre en place des conditions destinées à stimuler le désir des couples d’avoir des enfants et de les soutenir dans leur projet. « Actuellement, des milliers de parents craignent ne pas avoir de places en services de garde après la fin de leurs prestations du régime québécois d’assurance parentale et au moment de retourner sur le marché du travail. Tous les jours, des parents se présentent dans les bureaux de comté des députés pour nous dire qu’ils ne trouvent pas de place en garderie. Certains s’inscrivent sur une liste d’attente avant même que l’enfant ne soit né! Ça n’a aucun sens. Si on veut que le baby-boom soit durable, il faut donner un sérieux coup de barre et développer les places requises pour répondre adéquatement à la demande », a poursuivi le député de Verchères.

« La situation est alarmante et, pourtant, les solutions sont à portée de main. Il n’en tient qu’au gouvernement de revoir son plan de développement afin de l’adapter aux réalités du baby boom actuel. Gouverner, c’est prévoir. Le gouvernement Charest ne semble pas l’avoir compris », a conclu Stéphane Bergeron.


Suivre

Recevez les nouvelles publications par mail.