Le gouvernement Charest compromet le baby-boom que connaît le Québec

juin 26, 2008

( En provenance du site web du parti québécois)

« Il faut se réjouir du baby-boom que connaît le Québec. C’est une excellente nouvelle. Le hic, c’est que cette bonne nouvelle pourrait se transformer en véritable cauchemar pour des milliers de parents québécois et accentuer le manque criant de places à 7 $. C’est d’ailleurs déjà le cas pour plusieurs d’entre eux. Alors que le Québec enregistre plus de 166 000 naissances depuis 2006, le gouvernement Charest n’a développé que quelque 4000 places au cours de la même période. En agissant comme il le fait, le gouvernement Charest risque de freiner le baby boom que connaît actuellement le Québec. »

Le gouvernement Charest compromet le baby-boom que connaît le Québec

C’est ce qu’a déclaré en conférence de presse le député de Verchères et porte-parole du Parti Québécois en matière de famille, Stéphane Bergeron, alors qu’il commentait les nouvelles statistiques de naissances au Québec pour l’année 2007.

Le député Bergeron a dénoncé le manque de planification et de clairvoyance du gouvernement Charest pour le développement de places à 7 $. Déjà, à l’heure actuelle, le gouvernement libéral est incapable de répondre aux milliers de familles qui attendent une place en services de garde pour leur enfant.

LE GOUVERNEMENT CHAREST REFUSE DE RÉPONDRE CORRECTEMENT AU BABY-BOOM
Le phénomène est paradoxal : selon les chiffres de l’Institut de la statistique du Québec, nous observons une hausse constante des naissances depuis 2004, mais le nombre de places développées diminue de façon drastique depuis 2004!

« Le gouvernement libéral de Jean Charest ne saisit pas l’ampleur du phénomène d’explosion des naissances que connaît présentement le Québec. Les annonces tape à l’œil et les publicités payées ne répondent pas à l’objectif de venir en aide aux parents qui, à juste titre, réclament une place en services de garde. L’annonce récente de 9000 places pour les deux prochaines années est nettement insuffisante. Il faut aller au-delà d’un plan de communications; il faut de l’action, a indiqué Stéphane Bergeron. On ne peut pas se targuer d’être le gouvernement des familles en demeurant si sourd aux appels que nous lançons depuis des mois, faisant ainsi écho à ceux des parents et partenaires du réseau », a-t-il ajouté.

LA MINISTRE COURCHESNE SE FAIT TIRER L’OREILLE
M. Bergeron a rappelé que les Conférences régionales des élus (CRÉ), instances retenues par le gouvernement pour faire l’évaluation des besoins par région, auraient estimé à 38 000 le nombre de places à développer pour les quatre prochaines années. Or, le gouvernement n’entend développer que 18 000 places.

« C’est assez incroyable : la ministre Courchesne se fait dire par les CRÉ, qu’elle a elle même choisies comme partenaires dans cette opération, qu’elle fait son travail à moitié! Le réseau des services de garde, de son côté, soutient qu’il a la capacité de faire deux fois plus que ce que le gouvernement Charest propose. Qu’attend donc la ministre, dans les circonstances, pour accélérer la cadence de développement quand, et ses partenaires, et son réseau, le lui demandent aussi clairement? », s’interroge Stéphane Bergeron.

Le porte-parole du Parti Québécois espère que la ministre Courchesne ne se cachera pas derrière l’excuse libérale habituelle à l’effet que les listes d’attente comportent des doublons et que la situation n’est pas si dramatique. « Plutôt que de consacrer son énergie à expliquer les listes d’attente, pourquoi ne fait-elle pas le nécessaire pour les éliminer? Ce serait nettement plus bénéfique pour les parents du Québec », a insisté Stéphane Bergeron.

L’ÉTAT DOIT STIMULER LE DÉSIR ENFANT
Il a aussi rappelé la nécessité, pour l’État, de mettre en place des conditions destinées à stimuler le désir des couples d’avoir des enfants et de les soutenir dans leur projet. « Actuellement, des milliers de parents craignent ne pas avoir de places en services de garde après la fin de leurs prestations du régime québécois d’assurance parentale et au moment de retourner sur le marché du travail. Tous les jours, des parents se présentent dans les bureaux de comté des députés pour nous dire qu’ils ne trouvent pas de place en garderie. Certains s’inscrivent sur une liste d’attente avant même que l’enfant ne soit né! Ça n’a aucun sens. Si on veut que le baby-boom soit durable, il faut donner un sérieux coup de barre et développer les places requises pour répondre adéquatement à la demande », a poursuivi le député de Verchères.

« La situation est alarmante et, pourtant, les solutions sont à portée de main. Il n’en tient qu’au gouvernement de revoir son plan de développement afin de l’adapter aux réalités du baby boom actuel. Gouverner, c’est prévoir. Le gouvernement Charest ne semble pas l’avoir compris », a conclu Stéphane Bergeron.

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